TEXTES DE LOI « FIN DE VIE » : DES LOIS D’HUMANITÉ

L’Assemblée Nationale a adopté les deux propositions de loi sur la fin de vie, celle sur le renforcement des soins palliatifs et celle créant une aide à mourir.

Ce sont deux lois profondément républicaines, de liberté, d’égalité et de fraternité pour une fin de vie digne et humaine, respectueuses des patients, des proches et des soignants.

Elles font écho aux attentes des Français, dont une très large majorité se déclare favorable à la légalisation de l’aide à mourir.

Concernant les soins palliatifs, je déplore que les députés RN, LR et macronistes aient empêché la création d’un droit opposable pour que personne n’en soit privé, et que le gouvernement ait empêché l’inscription dans la loi de la nécessité d’au moins une maison d’accompagnement par département, renvoyant donc le développement des soins palliatifs à une stratégie budgétaire.

Je me félicite toutefois que les députés de gauche dont les députés LFI-NFP aient permis de confirmer l’exclusion du secteur privé lucratif : la fin de vie n’est pas un business.

Dans ces conditions, je me suis abstenu pour souligner les insuffisances du texte ni rejeter les éléments positifs qu’il contient par ailleurs.

Enfin, la création du droit à l’aide à mourir permet à toute personne de disposer de son corps jusqu’à la fin de sa vie, selon des critères médicaux précis dont ni le grand âge ni le handicap ne font partie. Ces critères doivent permettre un choix libre et éclairé de la personne qui subit des souffrances physiques et psychologiques rendues insupportables par la maladie, et réfractaires à tout traitement.

La fin de vie pour soi-même ou pour un proche est une question qui doit être prise en charge avec dignité et humanité.

Pour être vraiment libre, le choix de la personne doit être réel. C’est la raison pour laquelle l’adoption définitive de ces deux lois, dont l’ambition peut encore être renforcée, est nécessaire pour offrir à chaque personne la possibilité d’une fin de vie digne selon son libre choix : avec le recours aux soins palliatifs et à l’aide à mourir, à l’un ou à l’autre, ni à l’un ni à l’autre si telle est sa volonté.