Fiasco du logiciel « ARPEGE » dans les CPAM : la CNAM renvoie toute sortie de crise à fin 2026… au mieux !

Lors d’une visioconférence avec les parlementaires de Loire-Atlantique et Vendée, la première depuis 5 mois, à propos du fiasco du logiciel « ARPEGE » pour le versement des indemnités journalières d’arrêts de travail, le Directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, Thomas Fatôme, a renvoyé à « fin 2026 – début 2027 » le déploiement d’un nouveau système visant à le remplacer pour mettre fin aux difficultés rencontrées. Il a d’ailleurs refusé de communiquer le coût de ce nouvel outil « SOLA ».

D’ici là, les usagers continueront à subir les conséquences de la faillite des dirigeants de la CNAM et ce malgré le dévouement des agents condamnés eux aussi à galérer pendant encore un an. Seule nouvelle un peu rassurante, le maintien « tout le temps nécessaire » des effectifs en renfort des agents des caisses concernées.

Le Directeur général de la CNAM a écarté tout retour au logiciel précédent PROGRES, pourtant toujours utilisé dans tous les autres départements préférant renvoyer à ce nouvel outil futur. Ironie du sort, c’est de nouveau en Loire-Atlantique et en Vendée que ce nouvel outil devrait être déployé en premier… pour tenter de combler l’échec du logiciel ARPEGE. Il ne reste qu’à espérer que le déploiement se passe mieux mais sans garantie puisque les pilotes et le prestataire Sopra Steria sont toujours aux manettes. 

Malgré notre demande, M. Fatôme a refusé de suspendre la campagne de rappel des sommes soi-disant indûment versées aux usagers sous formes d’acomptes. Il a également refusé de s’engager clairement sur la réparation du préjudice pour les usagers lésés, renvoyant à un simple « accompagnement » social, et ce malgré la demande explicite de la Défenseure des Droits.

J’ai transmis plus de 500 dossiers individuels en souffrance aux services de la CNAM et nous continuons d’en signaler plusieurs par semaines. Même si les députés macronistes ont refusé la création d’une commission d’enquête parlementaire comme d’une simple mission d’information, nous continuons à agir pour obtenir vérité et justice pour les sinistrés d’ARPEGE et les agents de la CNAM.