Éolien en mer : face a une programmation au rabais, une ambition industrielle a renforcer

La publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) par le gouvernement marque un recul sur le développement des énergies renouvelables.

Ce manque d’ambition et de planification écologique est une faute au regard des exigences climatiques et industrielles.

Concernant plus particulièrement l’éolien offshore, je me félicite que l’intense travail de conviction depuis des années ait permis d’écarter les risques de moratoire.

Mais l’obtention d’une visibilité de 15 GW est une planification au rabais : il est de 3 GW de moins que les annonces de M. Macron lors du pacte éolien en mer en 2022, soit l’équivalent de 6 fois le parc de Saint-Nazaire. Et il éloigne le pays de l’objectif fixé à 45 GW en 2050. Ce rabais s’ajoute au ratage de l’appel d’offre numéro 7 au large d’Oléron et à l’enterrement, sous la pression de M. Retailleau, de tout nouveau parc au large des Pays de la Loire. Ces reculs répétés sont dangereux.

M. Macron et ses gouvernements successifs ont faire perdre énormément de temps à la filière depuis 2017. Cela s’est déjà payé lourdement, notamment chez General Electric en Loire-Atlantique.

Alors que les Chantiers de l’Atlantique viennent d’inaugurer pour l’éolien en mer la plus grande alvéole de peinture d’Europe, il y a maintenant urgence à donner de la visibilité industrielle par une publication sans délai des nouveaux projets via les appels d’offres 9 puis 10, avec un rythme de mise en service soutenu et échelonné.

Il y a urgence à défendre, y compris si besoin par la nationalisation, la pérennité des sites de General Electric notamment à Montoir. Il y a urgence à prendre les décisions d’investissement dans le quai Eole du port de Saint-Nazaire.

Les élections de 2027 seront l’occasion de défendre une ambition renforcée et de long terme pour cette filière industrielle d’excellence et de souveraineté.
J’y veillerai.