Le ministre des PME Serge Papin vient d’ériger la reprise d’entreprise comme« grande cause économique nationale ». Dans ce cas, une solution existe :faire de la reprise d’entreprise par leurs salariés sous forme coopérative l’axe majeur en la matière !
Les projets de reprises d’entreprises en coopérative par leurs salariés font en effet l’actualité. De Duralex à Bergère de France, ces derniers mois ont été l’occasion de nombreux projets en ce sens.
Je dépose une proposition de loi en ce sens afin de créer un vrai droit de reprise par les salariés en coopérative, et répondre aux difficultés auxquelles ces projets se heurtent – et dont l’échec de la reprise de Vencorex est emblématique.
Car la reprise en coopérative par les salariés présente de nombreux avantages : sauvegarde de l’entreprise sur place, stabilité des équipes favorisant la fidélité des clients et des fournisseurs, nouveaux dirigeants connus et reconnus par les salariés, gestion plus participative etc. Elle évite les fermetures et les ventes à des acteurs spéculatifs peu soucieux de la pérennité de l’emploi et des savoir-faire.
C’est aussi un gage de pérennité : alors que le taux de survie à 5 ans des entreprises reprises sous forme « classique » n’est que de 61%, celui des reprises en coopératives s’élève à 76% pour les entreprises en difficulté et même à 90% pour les entreprises saines.
Dans les 10 ans qui viennent, jusqu’à 700 000 entreprises devront être transmises du fait du départ à la retraite de son dirigeant. Auxquelles s’ajoute la multiplication des faillites.
L’Histoire l’a montré à de nombreuses reprises : les salariés sont les meilleurs défenseurs de l’intérêt général, de l’emploi et de la souveraineté industrielle. Il faut passer à l’échelle supérieure !
A quelques jours du premier mai, date symbolique pour les droits des travailleurs sans cesse attaqués, il est enfin temps de permettre un véritable droit de reprise des entreprises par leurs salariés en coopérative.
Retrouvez ci-dessous les mesures clés de ma proposition de loi :



